L'aventure trans-Canada
Depuis plusieurs années, je rêvais d’aventures, particulièrement dans le Grand Nord. Mon métier d’agriculteur-éleveur me plaisait beaucoup car j’avais la passion des animaux, mais l’appel des grands espaces fut le plus fort.
En guise d’introduction à l’aventure, je passai deux années parmi les Chasseurs Alpins de l’Armée Française, où je découvris le gout de l’effort et m’initiai à l’alpinisme. Puis j’eu l’opportunité de travailler pendant quelques mois d’hiver avec l’explorateur Gilles Elkaim, sur son camp « Arktika », en Laponie finlandaise.
Grâce à l’apprentissage du traineau à chiens et du milieu polaire par cet excellent professeur, je pu alors envisager de partir à mon tour explorer l’Arctique, et ce peuple qui me fascine tant : les Inuits.
J’avais un grand projet : je voulais faire le tour du monde sans moyens motorisés et passant par les endroits parmi les plus reculés de notre Terre. Un voyage de sept années qui partirait de la France et se terminerait au Québec. Mais pour cela, il me fallait trouver des sponsors, des partenaires. Et j’étais totalement inconnu du milieu de l’Aventure… J’eu donc l’idée de faire une première expédition engagée, pour gagner en crédibilité. Je voulais un voyage d’environ un an, qui m’emmènerait dans l’Arctique, terre d’aventure la plus difficile qu’il soit.
Je choisis tout naturellement le Canada, qui pouvait m’offrir ce type de voyage ainsi qu’une facilité pour l’obtention d’un visa. Ma première expédition était née : traverser le Canada du Sud jusqu’à l’extrême Nord, de la Colombie Britannique jusqu’à l’île Ellesmere. Je me déplacerai en utilisant les moyens de locomotion traditionnels des autochtones, seul, sans assistance et, n’ayant pu en trouver, sans sponsors.
Mon point de départ sera le lac Williston, situé au centre de la province. Commencera un périple d’environ 3300 km en canoë, sur la Rivière de la Paix, la Rivière des Esclaves, le Grand Lac des Esclaves et la Rivière Back. Arrivé sur la côte arctique, dans le territoire du Nunavut, j’en repartirai en Janvier, lorsque la banquise sera suffisamment sûre, et tenterai alors de rejoindre le village de Grise Fjord, soit environ 1000 km en traineau à chiens.
Au printemps 2007, je pris l’avion pour Vancouver…
Je parcouru 2300 Km en canoë, du centre de la Colombie Britannique jusqu’à Yellowknife, capital des Territoires du Nord Ouest. Je passais l’hiver dans cette ville, trouvant du travail dans une entreprise de paysagisme et une colocation avec un couple de québécois. L’été suivant, comme prévu, je quittais Yellowknife dans l’objectif de me rendre dans l’Arctique, au Nunavut. Mais après 3 jours, j’étais de retour ! Je n’étais pas prêt pour quitter définitivement cette ville. J’avais des amis, une nouvelle vie. Je veux voyager pour être libre, mais c’est aussi la liberté de rester dans un endroit qui me plait. Je dû donc voir pour prolonger mon visa, mon patron s’en est occupé. Mais il n’était pourtant pas question de passer l’été à ne « rien faire » ! Il était trop tard pour envisager de refaire mon voyage jusqu’à la côte arctique, alors je décidais de quitter le Canada (ce qui était nécessaire pour la validation de mon nouveau permis de travail) et tentais l’aventure en Alaska. Je réalisais le tour de l’archipel de Kodiak, ma première expérience en kayak de mer. Maintenant de retour à Yellowknife, j’ai récupéré mon emploi, et projette de rejoindre l’Arctique en kayak l’été prochain. Puis l’île Ellesmere l’hiver suivant, en traîneau à chiens de préférence, ou à défaut, en skis et pulka.
1ère étape : A la rencontre de l'ours noir, en canoe dans la foret boréale réalisée durant l’été 2007
2ème étape : La toundra des caribous, en canoë à travers les terres stériles réalisée durant l’été 2010
3ème étape : Le royaume de l'ours polaire, l'arctique en traineau à chiens suspendu par manque d'argent
